L’Ivresse du vent

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Éditions De Borée - 2022

En 1905, la sixième édition de la coupe Gordon-Bennett a lieu en France, sur le circuit d’Auvergne. Un tracé périlleux autour de la chaîne des Puys qui rassemble les plus grands pilotes internationaux et suscite l’enthousiasme et la curiosité du public.

Parmi la foule qui se presse pour assister à la course et admirer les bolides, des femmes et des hommes d’horizons divers vont se croiser. Parmi eux : Gabrielle, la riche héritière audacieuse et passionnée de conduite automobile, Hélène, l’infirmière sensible et dévouée, Sabine, la mécanicienne, Edmond le distingué représentant de l’Automobile Club de France… Dans cet univers qui demeure l’apanage des hommes, les femmes sont bien décidées à s’affirmer en cette période de progrès technique, mais aussi social.

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L'avis des lecteurs

 

"Un magnifique roman. 

Situations cocasses, amour, et mêmes tragédies se succèdent tout au long de ces lignes, qui mêlent adroitement faits réels et romanesque, sans jamais lasser le lecteur."

nosferatu63320, sur Babelio 

 

 "Amateurs de romans historiques de grande qualité,

chaussez vos lunettes de chauffeur, emmitouflez-vous et embarquez sans tarder pour cette course à travers les monts d'Auvergne. Sensations et jubilations littéraires garanties !"

Céline Saint-Charle, 18/03/2022, sur Phenix Web

"Une escapade délicieuse et réjouissante dans cette région pittoresque...

J'ai pensé à "Un dimanche à la campagne" pour le charme et la beauté des descriptions, à une pièce de Feydeau où les portes claquent, sans oublier pour le suspense aux Brigades du Tigre ou Arsène Lupin à l'humour caustique apparu également en 1905."

Eva Impressions littéraires, sur Facebook

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©éditions De Borée.

Le point de départ :

la plaine de Laschamps, au pied du puy de Dôme

Circuit d'Auvergne - Coupe Gordon-Bennett 1905

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©L’Illustration, Gallica.

   Extrait :

  "Chaudement habillé, Edmond ne craignait pas le mauvais temps. Le vent froid lui cinglait le visage, d’autant plus que l’effet était accentué par la vitesse prise par la voiture alors qu’elle roulait en terrain plat au pied du majestueux puy. La route était large, rectiligne, pourvue de généreux bas-côtés qui ouvraient sur de grands champs. Il eut l’idée de s’arrêter. Déjà, le puy de Dôme n’était plus seul à attirer le regard ; d’autres volcans offraient à la vue leurs cratères bien découpés. Edmond déplia sa carte d’état-major. Il visualisa où il se trouvait, précisément dans la plaine de Laschamps, du nom du village tout proche. Pressentant une découverte essentielle, il ne put s’empêcher de s’écrier tout fort :

 - Les champs de Laschamps, voilà qui ferait un excellent point de départ !"

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Rochefort-Montagne

Le tournant de la remise

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©Armes et sports, Gallica.

   Extrait :

  "Le circuit de la course empruntait dans ce bourg un virage très raide, conçu comme une véritable épingle à cheveux. Rosalinde se souvint que le cantonnier à l’inimitable prénom, Fiacre, l’avait évoqué sous l’appellation de tournant de la remise. Pour briser le silence qui devenait pesant, elle en demanda la raison à Edmond.

    - Tout simplement parce qu’il y a une sorte de grange dans le virage, lâcha-t-il en haussant les épaules. Puis il parut s’amadouer : on les nomme d’après leurs caractéristiques. C’est ainsi qu’il y a le virage des oies, celui du chien, des bœufs…, tu devines sans peine pourquoi. On trouve encore le virage du tonneau – elle se demanda s’il faisait allusion à la barrique de vin ou à l’accident d’un véhicule qui aurait versé dans le ravin –, le virage du précipice, le virage de la mort, poursuivit-il sans s’apercevoir que sa compagne frissonnait à ces derniers énoncés.

La Panhard-Levassor d’Edmond s’essoufflait dans la côte, sans démériter toutefois par rapport à celles qui précédaient."

Laqueuille

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   Extrait :

  "La voie qui traversait le village était rectiligne, pentue, mais, une fois l’église dépassée, tournait brutalement à gauche. Un petit parapet en bordait la partie courbe, mais il n’aurait en rien empêché la chute d’un véhicule qui aurait perdu tout contrôle. En contrebas, s’ouvrait un véritable précipice. La localité était en effet juchée sur un plateau qui surplombait une vallée et la route suivait le relief en descendant dans la plaine le long de la fracture géologique. [...]

À l’aide d’un foulard, Edmond épongea son visage où perlait la sueur. Il leva le nez en direction du virage qui les surplombait :

   - Et ce tournant n’est pas une mince affaire… J’ai bien une carte d’état-major, murmura-t-il comme pour lui-même, mais, sacrebleu, je ne m’attendais pas à ça…"

Pontgibaud

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   Extrait :

  "Suivi par les automobiles conduites respectivement par Gabrielle et Henri Lartigue, Edmond parcourut la route en corniche qui surplombait une rivière au cours tumultueux, que la carte touristique nommait la Sioule. Puis, dans le village, il finit par dénicher la boutique souhaitée dans la rue principale. Tandis qu’il pénétrait dans le magasin, ses compagnons d’excursion en profitèrent pour faire quelques pas. Les uns allèrent admirer la Sioule depuis le pont qu’ils avaient emprunté à leur arrivée, d’autres remontèrent vers la mairie. Devant l’édifice public, on avait construit une passerelle qui permettait aux piétons de traverser la voie, celle-ci étant de part et d’autre hérissée de palissades pour contenir la foule au passage de la course automobile. Edmond ressortit du magasin, l’air satisfait, suivi par un grand gaillard qui portait deux bidons de cinq litres.

     - Nous voilà sauvés, dit-il à l’intention de ses passagères qui le rejoignaient."